L'article en 30 secondes :
• L'échelle Norwood-Hamilton classe la calvitie masculine en 7 stades, du recul temporal léger à la calvitie en fer à cheval.
• La miniaturisation folliculaire induite par la DHT progresse spécifiquement à chaque stade.
• Les stades I à V répondent aux traitements médicaux (finastéride, minoxidil) ; la greffe est envisagée dès le stade III.
• Une prise en charge précoce et un suivi dermatologique maximisent les chances de stabilisation.
Stades de Calvitie : Guide Complet de l'Échelle Norwood-Hamilton
La calvitie, ou alopécie androgénétique masculine, touche environ 30 à 50 % des hommes à 50 ans, et jusqu'à 80 % à 70 ans. Pour évaluer son ampleur, les dermatologues utilisent l'échelle de Norwood-Hamilton, un système de classification en 7 stades qui constitue le langage commun des cliniciens et chercheurs.
Origine de l'échelle Norwood-Hamilton
Développée par le Dr James Hamilton en 1951 puis affinée par le Dr O'Tar Norwood en 1975, elle évalue deux zones : la zone frontotemporale (golfes) et le vertex (sommet du crâne).
Vidéo explicative : Finastéride est-il meilleur seul ou en combinaison du Minoxidil ?
Stade I : chevelure préservée
Ligne frontale intacte, sans recul des golfes. À ne pas confondre avec la ligne mature, phénomène physiologique normal après la puberté.
Stade II : recul triangulaire léger
Récession frontotemporale symétrique en « M » discret, recul inférieur à 2 cm. Début mesurable de la miniaturisation folliculaire induite par la DHT. Une prise en charge précoce est très efficace à ce stade.
Stade III : seuil de la calvitie clinique
Norwood a défini ce stade comme la limite à partir de laquelle on parle véritablement de calvitie. Le recul dépasse 2 cm. La variante III Vertex prédomine au sommet du crâne. La DHT, issue de la testostérone via la 5-alpha-réductase, se lie aux récepteurs androgéniques avec une affinité 5 fois supérieure à la testostérone.
Stade IV : recul accentué et vertex clairsemé
Récession marquée avec amincissement du vertex, mais une bande de cheveux (le « pont ») sépare encore les deux zones. La fibrose périfolliculaire commence à s'installer.
Stade V : disparition progressive du pont
Zones frontale et vertex plus larges, pont qui s'affine. Tournant thérapeutique : dernière étape où une greffe associée à un traitement médical peut offrir un résultat satisfaisant.
Stade VI : fusion des zones dégarnies
Le pont disparaît, les zones fusionnent. Seules subsistent les régions latérales et postérieures, correspondant aux follicules androgéno-résistants.
Stade VII : fer à cheval résiduel
Forme la plus sévère : couronne en fer à cheval sur les côtés et l'arrière du crâne. Options chirurgicales restreintes.
Pathophysiologie : le rôle central de la DHT
L'alopécie androgénétique est androgéno-dépendante. L'héritabilité est estimée à 80 %, avec un déterminisme polygénique. Le gène du récepteur aux androgènes (AR) sur le chromosome X est fortement impliqué. Une inflammation périfolliculaire et une fibrose progressive expliquent l'importance d'un traitement précoce.
Traitements médicaux validés
Finastéride 1 mg oral
Inhibiteur de la 5-alpha-réductase de type II, réduit la DHT sérique d'environ 68 %. Effets secondaires sexuels chez 1 à 3 % des patients. Prescription médicale obligatoire en France.
Minoxidil topique 5 %
Prolonge la phase anagène et augmente la taille du follicule. Disponible sans ordonnance. Effet plateau à 6-12 mois ; l'arrêt entraîne une perte des bénéfices.
Combinaisons thérapeutiques
Une étude rétrospective de 2025 portant sur 502 hommes traités par finastéride + minoxidil oral faible dose pendant 12 mois a montré une stabilisation ou amélioration chez 92,4 % des patients.
Greffe capillaire : indications par stade
• FUT : prélèvement d'une bandelette, grand nombre de greffons, cicatrice linéaire.
• FUE : extraction individuelle, cicatrices ponctuées invisibles.
Stade II-III : 1 000-2 000 greffons ; Stade IV : 1 800-3 000 ; Stade V-VI : 3 000-5 000+ ; Stade VII : objectifs limités.
Impact psychologique
L'alopécie constitue un stresseur psychosocial significatif. Une étude de 2023 montre que 52,4 % des patients présentent des symptômes dépressifs élevés. Un dépistage systématique des symptômes anxieux est désormais recommandé.
Diagnostics différentiels
• Effluvium télogène : chute diffuse aiguë.
• Pelade : plaques bien délimitées.
• Alopécie cicatricielle : destruction définitive des follicules.
• DUPA : amincissement diffus, contre-indication relative à la greffe.
Conclusion : suivre sa calvitie avec le Hairdex
L'échelle Norwood-Hamilton reste l'outil de référence. Le Hairdex permet une analyse personnalisée intégrant densité, miniaturisation et facteurs prédictifs. Une prise en charge précoce maximise les bénéfices.
FAQ
Quels sont les 7 stades ?
I : pas de recul ; II : recul léger ; III : seuil de calvitie ; IV : recul accentué ; V : pont fin ; VI : fusion ; VII : fer à cheval.
À quel stade envisager une greffe ?
Dès le stade III, à condition d'avoir une zone donneuse suffisante et de poursuivre un traitement médical.
Le finastéride est-il sûr ?
Effets secondaires sexuels chez 1 à 3 % des patients. Toujours en parler avec son médecin.
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